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MALI : La Junte craque mais ne croule pas (Par Babacar Justin Ndiaye)

Le typhon de feux terro-djihadistes sur le Mali constitue un violent ébranlement dans un merdier déjà saturé de secousses.

Le panorama (clair-obscur voire gris) des combats en cours suscite des questions qui, elles-mêmes, suggèrent des réponses lourdes de myopie politique, de défaillances sécuritaires, d’errements géopolitiques et de divagations diplomatiques.

Cependant, la mère des questions demeure la suivante : comment un camion bourré d’explosifs peut rouler dans la capitale et sa conurbation puis, tel un bélier, pulvériser la villa d’un Ministre située dans une cité-garnison comme Kati ?

On est indiscutablement devant une cascade de défaillances incroyables de tous les canaux de renseignement : préfectoral comme militaire. Et, aussi, des insuffisances du quadrillage opérationnel du territoire par le Commandement militaire.

Voilà pourquoi une purge sanglante, à la faveur de l’offensive généralisée des terroristes, reste une hypothèse privilégiée par quelques analystes.

N’est-ce pas un train sur un passage à niveau peut cacher un autre autorail ? Il est clair que l’ex-Ministre malien de la Défense n’était pas homme à emprisonner comme les Généraux Abbas Dembélé et Nama Sagara.

En tout cas, la disparition du Général Sadio Camara fait du Général Assimi Goïta, l’unique taureau qui régente maintenant l’abreuvoir. Les Généraux Diaw, Wagué et Koné n’étant pas soudés à la Troupe journellement.

consensuel profil.Politique

Doit-on vendre, trop vite et trop tôt, la peau d’un ours physiquement intact et momentanément introuvable ?

Babacar Justin Ndiaye

Journaliste et politologue sénégalais


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