Saïf al-Islam Kadhafi, l’un des fils du défunt dictateur libyen, a été assassiné mardi par un commando armé. Il y a deux décennies, l’homme exposait ses œuvres à Montréal et copinait avec les puissants du monde.
« Il a été tué [mardi] à Zenten, dans sa maison, par un commando de quatre personnes », a déclaré à l’AFP son avocat français, Marcel Ceccaldi. Selon l’un de ses conseillers, les assaillants auraient « pris d’assaut » sa résidence « après avoir neutralisé les caméras de surveillance, puis l’ont exécuté ».
Saïf al-Islam Kadhafi, 53 ans, était recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité. En 2015, il a été condamné à mort par un tribunal de Tripoli, capitale de la Libye, avant de bénéficier d’une amnistie. Mais avant de tomber dans la disgrâce, le fils de Mouammar Kadhafi avait incarné le renouveau de son pays – de même que son ouverture sur le monde.
Il a étudié à la prestigieuse London School of Economics, un passage qui lui a permis de frayer avec le prince Andrew (déchu depuis de ses titres royaux) et l’ex-premier ministre britannique Tony Blair. Il a aussi entretenu pendant des années une relation avec Orly Weinerman, actrice et mannequin israélienne.
Or, son image de réformateur a pâli à mesure que le régime faiblissait, jusqu’à tomber en 2011. Au début de la rébellion, il disait vouloir la dompter, allant jusqu’à évoquer des « rivières de sang ».



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