Pulchellus

Mali : la Cédéao appelle à un gouvernement d'union nationale, un cabinet restreint formé

Lors d'un sommet virtuel de la Cédéao, les pays d'Afrique de l'Ouest ont exigé lundi la "mise en place rapide d'un gouvernement d'union nationale avec la participation de l'opposition". Une recommandation entendue par le président malien Ibrahim Boubacar Keïta qui a constitué, en suivant, une équipe ministérielle restreinte.
À l'occasion d'un sommet extraordinaire entre dirigeants des pays ouest-africains, qui s'est tenu lundi 27 juillet par visioconférence, la Communauté des États d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a menacé de sanctions ceux qui s'opposeront à son plan de sortie de crise au Mali, qui prévoit le maintien au pouvoir du président Keïta, mais prône la constitution rapide d'un gouvernement d'union nationale et des élections législatives partielles. Un plan en quatre points qui doit être mis à exécution sous 10 jours.
Tout en exprimant sa "profonde préoccupation" au sujet de la crise politique au Mali, le Conseil de sécurité de l'ONU a appelé toutes les parties à suivre "sans délai" les recommandations de l'Afrique de l'Ouest.
Les quinze chefs d'État de la Cédéao ont prévu un régime de sanctions "contre ceux qui poseront des actes contraires au processus de normalisation", à mettre en œuvre avant vendredi, a déclaré en conclusion des travaux le président en exercice de l'organisation régionale, le chef de l'État nigérien Mahamadou Issoufou, selon le texte de son discours obtenu par l'AFP.
Le sommet a appuyé les recommandations de la médiation menée par la Cédéao sous l'égide de l'ancien président nigérian Goodluck Jonathan, qui n'ont jusqu'ici pas obtenu l'aval du Mouvement du 5-Juin (M5-RFP), qui réclame depuis le mois de juin la démission du chef de l'État malien Ibrahim Boubacar Keïta, a-t-il expliqué.

0 Commenter la reponse

  1. Avatar

    Publiez le 1er commentaire pour cet article !

Laisser un commentaire