Pulchellus

Les habitants de la décharge de Dar es Salam menacent : ‘’Si un ministre met son pied ici pour parler de notre départ, il va le regretter’’


Les habitants de la décharge de Dar es Salam dans la commune de Ratoma répondent au ministre de l’aménagement de la ville et du territoire. Dans un communiqué publié récememment, le gouvernement leur a sommé les rivérains du site de la décharge d’ordure de déguerpir les lieux avant le 30 avril 2018.
Interrogés ce lundi 16 avril 2018 par notre rédaction, les habitants de cette zone, ont dit tout le mal qu’ils pensaient du ministre de l’aménagement de la ville et du territoire.
‘’(…) nous nos parents on construit leur maison ici en 1982 avant que la décharge ne vienne les trouver. Aujourd’hui, nos pères sont décédés et nous ne connaissons pas un autre endroit… Si le gouvernement veut qu’on quitte les lieux, c’est très simple, il doit nous dédommager. Ceux qui ont été dédommages en 1997 ont déguerpi, ceux qui sont restés n’ont rien reçu… Mais si ce n’est pas ça, nous n’irons nulle part. Parce qu’on ne peut pas jeter des familles dans la rue…’’, a déclaré un jeune homme visiblement agacé par nos questions.
Assise devant une maison surplantée par une montagne d’ordure, une femme, la cinquantaine lâche sa colère ‘’ Moi je suis veuve. Mes enfants sont très petits. Si on me dit de quitter ici, je ne sais pas où je vais aller avec mes enfants. Personne ne peut aller en guerre avec le gouvernement mais nous ne quitterons pas les lieux sans une solution… Mon mari a acheté son terrain et il a construit ici depuis 1986. Mais si un ministre vient nous dire de quitter sans nous dire où on doit aller, alors il va le regretter…’’.
Le chef de secteur Rue 14, la zone concernée par le déguerpissement, a également demandé aux autorités de trouver une alternative avant de déguerpir les rivérains.
‘’(…) Le ministre de l’aménagement de la ville et du territoire a convoqué une réunion vendredi dernier au cours de laquelle, il nous a demandé de sensibiliser les habitants. Nous sommes d’accord pour la sensibilisation mais qu’est-ce qu’on va proposer comme solution ?…’’, s’est interrogé Facely Mara.
Et d’ajouter : ‘’La plupart des gens qui vivent dans ces lieux, sont des veuves dont les maris sont décédés depuis longtemps… Si on veut leur dire de partir au moins qu’on leur dise où. Il y a 160 familles qui avaient été dédommagées dans les années 90 mais d’autres n’avaient rien perçu…’’.

0 Commenter la reponse

  1. Avatar

    Publiez le 1er commentaire pour cet article !

Laisser un commentaire