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Grève des enseignants : ‘’Nous envisageons plusieurs mesures pour mettre fin à cette pagaille’’,dixit le porte-parole du gouvernement

Dans une interview qu’il a accordée à nos confrères de la radio Djigui fm ce lundi 20 novembre 2017, le ministre du travail et porte-parole du gouvernement Albert Damantang Camara a invité les syndicalistes guinéens à davantage de responsabilité face à la grève qui paralyse certaines écoles de Conakry.
Nous vous proposons un extrait de cet entretien.
Bonjour M. le Ministre, la grève des enseignants perdure avec son lot de violences dans les rues de Conakry, quelles approches de solutions envisagées-vous ?
Nous appelons d’abord les syndicalistes comme ils l’ont toujours fait par le passé, à prendre leur responsabilité. Parce qu’aujourd’hui, nous avons le sentiment que certains d’entre eux sont en train de rompre la relation de confiance qui règne entre le gouvernement et le monde syndical. Heureusement que les centrales syndicales desquelles découlent les syndicalistes dissidents, ont pris leur responsabilité en condamnant cette attitude et en les excluant de leur rang. Maintenant, il faut que la loi soit respectée, que les élèves ne se laissent pas entrainer dans les mouvements qui ne leur apporteront rien et que les enseignants respectent les consignes des centrales syndicales… Les dissidents doivent comprendre qu’ils sont sur une voix qui ne les mènera nulle part. Certains pensent que le gouvernement doit s’asseoir et discuter avec les dissidents mais c’est aux syndicalistes de mettre de l’ordre dans leur rang. Parce que si nous nous aventurons sur cette voix, il y a aujourd’hui plus de 20 structures syndicales dans le pays, si chacune doit se lever sans tenir compte du critère de représentativité, imaginez un peu la pagaille dans laquelle notre pays va se retrouver surtout dans un secteur aussi névralgique que l’éducation. Il faut faire respecter la loi et les règles sans aller à la confrontation ou à la répression. Mais il faut comprendre que cette pagaille ne peut pas continuer… Nous envisageons toutes les mesures, certaines ne peuvent pas être exposées sur les médias parce qu’elles relèvent de la force publique…
Certains vous accusent justement de ne pas prendre vos responsabilités. Vous interpellez des menus fretins et vous laissez ceux qui ont lancé le mot d’ordre de grève.
Je ne suis pas à Conakry, mais je sais qu’il y a eu des interpellations c’est le premier élément et cela n’a rien avoir avec la question syndicale c’est tout simplement des interpellations liées à des troubles à l’ordre public. Vous pouvez donner un mot d’ordre mais les autres ne sont pas obligés de le suivre. Aucun enseignant ou élève n’a été obligé par les syndicalistes dissidents de jeter des cailloux. La responsabilité pénale est individuelle. Si cette crise perdure, elle remettra en cause les fondements du dialogue social. Les règles du BIT sont claires. Il faut qu’il y ait des interlocuteurs légitimes. Le gouvernement ne peut envoyer n’importe qui négocié avec le syndicat, vis versa.

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